Publié le 27 Janv. 2026
Alienor Capital lance Alienor High Dividends Europe, un fonds actions européennes conçu pour délivrer des dividendes élevés et réguliers. Porté par une sélection de valeurs résilientes, d’anges déchus et de cycliques opportunistes, le fonds entend se démarquer d’une offre dividendes largement diluée ces dernières années. Arnaud Raimon, Fondateur et Directeur de la Gestion d’Alienor Capital et Sébastien Hénin, Gérant Actions et Directeur de la Gestion Privée d’Alienor Capital.
Fonds à dividendes : Qu’est-ce qui distingue Alienor High Dividends Europe sur le marché ?
Sébastien Hénin : Alors ce qui nous distingue, c’est le rendement élevé en dividendes récurrents qu’offre ce fonds (selon la société de gestion), puisqu’aujourd’hui il offre une rentabilité de 6,3 %. Et si vous le comparez par rapport au marché, les meilleurs OPC sont aujourd’hui à 4,7 % et le meilleur ETF à 4,8 %. Et si nous regardons globalement cette famille de fonds, nous sommes à un peu moins de 4 % de rentabilité moyenne. C’est une catégorie qui avait disparu. Nous n’en parlions plus trop. C’était devenu une catégorie poubelle, tout simplement parce qu’il y avait soit des titres en détresse, soit des valeurs très cycliques. Et de ce fait-là, les gérants ont intégré beaucoup de valeurs de croissance à l’intérieur de leur fonds, ce qui a fait évoluer le profil. Ce qui est intéressant, et ce que nous constatons depuis maintenant deux ans, c’est que le profil des titres, voire des secteurs, s’est considérablement amélioré. Et aujourd’hui, nous avons des valeurs qui offrent à la fois de bons rendements, des niveaux opérationnels très attractifs et, en même temps, une croissance des résultats.
Qu’est-ce qui a fait que nous en sommes arrivés là plus précisément, et qu’est-ce qui vous a incité justement à lancer ce nouveau fonds ?
Arnaud Raimon : Comme disait Sébastien, à l’époque, il y avait beaucoup de secteurs ou de valeurs à haut dividende, mais aussi à gros problèmes. Or, ces secteurs ou ces valeurs ont réglé leurs problèmes. Alors nous n’allons pas rentrer dans les détails, mais c’est le cas des foncières, qui ont connu le problème de la hausse des taux et des vacances. C’était le cas des banques, qui vivaient dans un univers de taux zéro. Et maintenant, les taux sont normalisés. Et en plus, les fonds propres sont reconstitués. Donc elles peuvent distribuer des dividendes. C’était le cas aussi des énergéticiens, qui ont connu un tas de problèmes, mais qui aujourd’hui se lancent à fond dans le renouvelable avec des contrats à 15 ou 20 ans, très sécurisés, donc une énorme visibilité. Ces secteurs à dividendes auront résolu leurs problèmes et sont devenus des secteurs à modèles relativement résilients. Et puis il y a un petit bonus là-dessus, c’est que nous avons eu le coup de chance ces 12-18 derniers mois d’avoir beaucoup d’anges déchus, donc beaucoup de très belles valeurs sur des modèles convenables mais qui se sont cassé la figure pour des raisons ponctuelles, tout en maintenant leur dividende. Et donc c’était des valeurs qui rendaient historiquement du 2 % en dividende et qui, aujourd’hui, rendent du 5 ou du 6 %. Nous allons prendre quelques exemples, c’est le cas de Pernod Ricard, d’Edenred, d’Ipsos, de Publicis, d’Antin Partners. Il y a beaucoup de sociétés qui sont des anges déchus, mais de belles sociétés. Des grandes, intéressantes pour autant. Mais des anges.
Cette stratégie hauts dividendes existe déjà chez Alienor sous forme de mandats pour des clients qui ont besoin de revenus récurrents. Quels sont les retours de ces clients ? Qu’est-ce qu’ils vous disent ?
Sébastien Hénin : Ils sont extrêmement satisfaits. En fait, nous avons commencé à proposer ce type de mandat il y a plus de deux ans maintenant. Au départ, ils ont été un peu surpris, parce qu’associer à la fois des actions, qui sont par essence un actif risqué, avec la perspective d’avoir des rendements élevés réguliers, ça les a un peu surpris, mais les résultats ont été là. Ce sont des mandats qui ont séduit des clients à la recherche de revenus réguliers, que ce soit des chefs d’entreprise qui ont cédé leur entreprise ou des retraités qui voulaient un complément de retraite, tout simplement. Et c’est une brique qui a trouvé toute sa place dans leur dispositif patrimonial.
Les caractéristiques de Alienor High Dividends Europe
Arnaud Raimon : Donc 6,3 % de rendement en dividende, avec un rendement en dividende nominal qui croît puisque cette année, parce que c’est la tendance générale des dividendes, sur ces valeurs-là, sur ces 47 valeurs, les dividendes vont croître de 5 % cette année numérairement. Donc 47 valeurs, 12 secteurs d’activité.Et trois catégories. Les fameux modèles stables, c’est deux tiers du portefeuille. 15 % d’anges déchus et à peu près 20 % de valeurs cycliques qui rentrent et qui sortent. Actuellement, les télécoms sortent, la chimie et l’automobile rentrent. Et puis part distributive, part capitalisante, bien sûr, éligible au PEA. Et dernière chose, le fonds va être bien référencé. Ça se passe bien avec les compagnies d’assurance dès le début.